Le démon qui est en moi me dévore sans cesse quand une simple pensée le déplait.Je suis vulnérable au chagrin, à la peur, à la souffrance et il le sait.Il m'a choisi moi et non pas une autre car je lui apporte ce qu'il a besoin:le désespoir.
Ma vie est une misère incomprise et douloureuse d'où je n'en sortirais jamais indemne.Je le sais car je l'est vu moi, ma vie, mon avenir dans un seul regard : le monde.Savoir, le restant de ses jours, que l'on est là pour une seule chose, la chose la plus égoïste qui soit c'est-à-dire, la survie de soi, ne relève que de l'hypocrisie.
Je me hais tellement que rien qu'en me regardant dans un miroir, je sens en moi ce démon qui souri et qui bouge d'excitation : je le hais.
Je ne suis pas philosophe, je n'est même pas encore eu mon baccalauréat mais je sais une chose que certaines personnes, même les plus doués qui soit, ne ressente pas : la mort est en nous. Elle est dans nos gênes, dans notre âme et a programmée la fin de notre existence dans la joie et la fierté du démon.
Nous ne sommes pas que des êtres fait de sang et de chair avec un coeur mais nous sommes notre propre mort.Nous sommes pourris de l'intérieur et laissés à l'abandon dans une solitude inégalable.Ce démon ne doit pas triompher de nous mais c'est nous qui devront le vaincre mais seul.
Peu de gens le peuvent.Hélas, je ne peu pas vaincre mon démon car il m'a vaincu, déjà.Je n'est plus de corps, je n'est plus d'âme, je n'est plus rien.
AUDREY.B.